2012-03-18

#fh2012 && numérique && vie privée = ?

Le programme de FH orienté Java © cekage.net
Ce jeudi 15 mars 2012, se tenait une réunion pour présenter le projet de François HOLLANDE. Dans notre république le Président n'a aucun réel pouvoir, quasiment tout repose sur l'assemblée nationale, je vais faire comme si c'était un programme complet Président + Gouvernement + Assemblée Nationale.

La réunion était animée par Marc GOUA, député de notre circonscription. D'après le site http://www.nosdeputes.fr/ Marc GOUA est un député très présent et très actif dans l'hémicycle et en commission des lois.

J'ai cherché à savoir si avec #fh2012 la technologie (et plus particulièrement les bases de données et les terminaux mobiles) allait cesser d'être un outil contre les citoyens ou au contraire finir le travail de sape actuel. Il existe une proposition floue sur l'HADOPI, mais RIEN sur la protection des vies publiques, privées et intimes.

HADOPI

HADOPI abordée du bout des lèvres sans élément précis. Pour ma part HADOPI est une mauvaise loi dans sa sacralisation de l'adresse IP et la confiance aveugle dans TMG dont la méthodologie n'est pas homologuée par un laboratoire indépendant.

HADOPI nous coûte cher pour un résultat déplorable. HADOPI est un gâchis financier.

Vie publique

Notre pays est en alerte rouge d'un point de vue vigipirate. Cette "menace" terroriste n'est pas une entrave franche à notre liberté individuelle, mais elle justifie la video-oppression et des exceptions au droit de l'Homme.

La raison d'état est aussi évoquée pour l'utilisation de facture détaillée du téléphone mobile d'un journaliste pour identifier ses sources (plusieurs affaires).

D'après Marc GOUA, tout ce merdier infâme cette situation n'est pas réellement politique mais imposée par l'actualité.
Pour ma part, je persiste à croire que tout ce qui entraîne des exceptions à nos droits de citoyens doit être particulièrement surveillé par nos représentants.

Vie privée

D'après le dernier rapport des députés BATHO (PS) et BÉNISTI (UMP), nous avons plusieurs dizaines de fichiers policiers. 58.

D'après la dernière synthèse de la CNIL, 83% contenaient au moins une erreur et la gendarmerie utilise 4 fichiers illégaux. Bravo ! Clap clap ! Quelle utilisation honorable de la technologie....

Interrogé à ce sujet, Marc GOUA m'explique qu'une remise à plat est prévue. Quand ? Comment ? ...

Avec son exemple du scandale des fichiers des HLM de Paris, j'ai compris que MG surveille déjà d'un oeil ce sujet, mais il finit sa phrase par "il ne faut pas être naïf".
Il faut au contraire être vigilant et rendre opposables :
  • le fait pour une personne assermentée de lire la fiche STIC ou le casier judiciaire d'un tiers en dehors de toute enquête.
  • la saisie d'une information volontairement fausse.
  • les rumeurs et on-dit.
  • la non-correction d'une information prouvée fausse.
  • la persistance d'une information au delà d'un délai de prescription (pour l'instant inexistant).

Vie intime

La remise à plat abordée par Marc GOUA s'applique aussi à ma question sur les fichiers d'empreintes génétiques (FNAEG) dont l'inscription est possible pour tout type de crime et délit, sauf les délits financiers (on se demandera pourquoi).
Là aussi l'argument de la naïveté est mis sur la table. Contrebalancer la systématisation des prélèvements, l'étendue des conditions et la durée de conservation de plusieurs décennies par de la naïveté m'a déçu.

Courant Avril devraient paraître les décrets nécessaires à la mise en place de la carte d'identité sécurisée biométrique avec les empreintes digitales "roulées". Ces empreintes digitales seront prélevées obligatoirement à partir de 13 ans et seront accessibles à tous les OPJ pour tout type d'enquête.

Ce fichage de la population fait débat au sein du PS. Le député URVOAS est contre mais le sénateur REBSAMEN (pressenti à l'Intérieur) est muet.

Conclusion

Si on peut compter sur les partis pourtant républicains pour proposer et adopter des lois liberticides, on peut pas attendre d'eux de les défaire spontanément.

Les programmes couvrent l'essentiel de nos besoins de citoyens, je pense aux grands sujets que sont la solidarité, l'emploi et l'égalité républicaine des chances. Malheureusement Les programmes laissent peu de places aux sujets marginaux.

Pour les curieu(x|ses) qui se posent la question, NON je ne fais l'objet d'aucun fichage digital ou génétique.
Juste le fichage absurde de la carte d'identité. Et c'est déjà trop.
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